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Sandra, dans tous ses états

Un Y égaré chez les X*

26 Septembre 2010, 15:30pm

Publié par Sandra

 

  poteau-firenzus                                                            

 Au petit matin, après une nuit de boulot intense, plutôt que de me coucher directement, comme à mon habitude, je décidais d'accompagner ma copine de l'époque jusqu'au métro afin de profiter un peu d'elle...


Alors que nous étions absorbés par notre discussion, un petit être vint me percuter brutalement l'entrejambe. Soit j'amortissais et risquais du même coup de perdre l'équilibre et d'écrabouiller un môme sous mon poids, soit je forçais le passage pour le faire rebondir, quitte à le rattraper au vol.


Fatale erreur. Le petit être d'1m10 se révéla être un poteau métallique  empêchant habituellement le gens de se garer sur le trottoir ! 


Et me voilà brusquement plié en deux sur le dit poteau, à la très grande surprise de ma copine. 
Séché, le souffle coupé, une douleur incroyablement aiguë à l'entrejambe, je m'écroule au sol. Je reste un moment, tétanisé. Durant ce temps la copine passe par plusieurs étapes allant de l'incrédulité à la réelle inquiétude en comprenant ce qu'il venait de se produire.


Afin de la rassurer sur la qualité de nos futurs enfants, je prends sur moi et je me traîne, plié en deux, jusqu'au banc situé à deux pas... Sur le coup, je me dis qu'ils ont vraiment tout prévu à la Mairie de Paris : un banc pour les miros qui se mangeraient le poteau. Ils sont vraiment très forts les gars de l'urbanisme. Ma copine est en perdition, je lui fais signe de la main et lui intime de me laisser là, je vais faire une petite sieste de clochard sur ce banc, finalement très accueillant. Va ! Va travailler ma douce compagne, le barreau de Paris n'attend pas, lui ! Va gagner ta part de l'argent du ménage ! Va pourfendre ces vilains travailleurs qui attaquent leurs boites ! (et surtout, j'ai guère envie que tu te retrouves à expliquer à tes confrères du cabinet pourquoi tu es en retard... Tôt ou tard on va manger avec eux).

 

C'est sans doute ce qui s'appelle en voir de toutes les couleurs...

Un quart d'heure plus tard, tel un petit vieux arthritique sans sa canne, je rentre chez nous et constate les dégâts : 
Oups ! Il y a un très gros épanchement sanguin sous-cutanée ! (C'est bien connu, à la moindre piqûre de moustiques les mecs se croient condamnés. Mais il y a au moins une exception a cette règle : l'envie de pioncer.)Comment stoppe-t-on une hémorragie interne ? Direction, le frigo ! Je vide le bac à glaçons, emballe le tout dans trois sacs plastiques et m'endort en rêvant que la sorcière des glaces de Narnjia en veuille absolument à mon esquimaux.

     
Au réveil, quelle n'est pas l'image étonnante que me renvoie ma psychée !? (la glace verticale, appartenant en fait à ma copine). Proprement sidérante ! Nombreux sont ceux qui en rêvaient mais me voilà avec les attributs d'un black ! Un blanc, avec le service trois pièces d'un noir ! Incroyable ! Dommage que toute envie de m'en servir soit restée accrochée sur un poteau à 100m de là... 
Direction, les urgences.
C'est bien ma chance, l'Interne qui m'examine est une grande folle. je serais presque vexé tant il fait son dégoûté ! À peine ausculté, il m'envoie faire une échographie pour voir si "rien n'est cassé". Et oui ! Cela se peut ! Comme quoi l'expression "se faire casser les couilles" peut être prise au sens littéral.
Je pénètre dans la salle d'attente en me tenant le ventre. Aucun homme. Par contre il y a là une ribambelle de femmes, toutes enceintes jusqu'aux yeux qui me regarde comme l'idiot du village qui s'est trompé de salle. 

Et là, consternation de leur part : je m'assoie parmi elles, en me tenant le ventre. Elles se regardent l'une l'autre, incrédules. 


Je repense immanquablement à la blague des deux drag-queen du bois de Boulogne :
- Tu vois, je te l'avais bien dit que j'étais enceinte !
- Mais non, crétin, t'as chié sur une grenouille ! 


Je le vois dans leurs regards, visiblement, pour elles, je suis ce taré qui se croit "enceinte" !               
Le sentiment d'avoir failli être castré le matin même, n'aide pas.


Les deux heures d'attentes furent... comment dire ? Humiliantes ? Perturbantes ? Non, je ne trouve pas le mot. On va juste dire très, très, très longues...

Une semaine après, l'hématome géant se résorbant, je me retrouvais avec un sexe d'asiatique.

 

C'est ce qu'on appelle en voir de toutes les couleurs non!

 


Loïck      

          

  * Si vous aussi vous avez envie de venir vous exprimer ici , mon mail est à droite. Je vous ouvre les portes de mon blog avec plaisir. Et merci à Loïck, qui a désormais, beaucoup de fans ici : Tous ses textes ici

 

 

 

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Commenter cet article

virginie B 27/09/2010 08:47



ils sont rigolos ces témoignages !



Evilysangel 27/09/2010 00:10



Que d'humour dans cette sidérante aventure !... On peut dire que le poteau n'est pas ton ami Loik ;-)... Bon, ben ça va, ok, je sors avec mes jeux de mots à deux balles...hihi...



Lucky Sophie 26/09/2010 21:56



Ah je comprends maintenant mieux à quoi sert le banc à côté du poteau... Je m'endormirai moins bête ce soir ! Et sinon bonne guérison à Loïck...



Morue 26/09/2010 18:49



ptdrrrrrrrrrrrrrr ah oui, les deux longues les plus longues de sa vie je sens! lol



Comme-Ci Comme-Cat 26/09/2010 18:08



Comment dire ...ouille ouille ouille !


Je compatis sincèrement pour la douleur, la gêne ....


Mais je dois avouer que j'ai souri à ton récit !



Lily 26/09/2010 17:47



mdr en le lisant !!!! je vais plus compatir pour Seb quand il lui arrive aussi de se prendre un coup là du coup :)))) Bisous



electromenagere 26/09/2010 17:39



Punaise ! J'ai lu toute l'histoire en croyant que c'était Sandra, du coup je ne comprenais rien de rien ! :)



sab 26/09/2010 17:38



rohhh terrible !! quelle histoire !!! hihi !!!