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Sandra, dans tous ses états

Un lundi matin à la fac*

18 Octobre 2012, 21:00pm

Publié par Sandra

 

immeuble-descartes-II-.jpg

crédit photo: Sandra Elle

 

 

Premier cours de la semaine, je m'assoie dans le TD de math. Comme à son habitude ma voisine de table me raconte son week-end graveleux... mais il vient de se passer quelque chose d'étrange: mon survêtement vient de crisser bizarrement au niveau du genou. J'avais déjà remarqué la veille en le sortant de la machine que le tissu était tout bizarre.  Je porte la main à mon genou et réalise qu'il s'est déchiré comme du papier crépon. et là je comprends! J'ai passé le week-end à faire des soudures à l'arc et à couper des poutres métalliques à la scie circulaire. Avec les projections d'étincelles, mon fut est entièrement cramé. Il est aussi solide qu'un pantalon de papier, prêt à se déchirer au moindre geste.

 

J'ai le malheur de raconter ça à ma voisine qui s'empresse de vérifier en ouvrant mon survêt sur toute ma cuisse. Je réalise le danger et change immédiatement de place. Le cours se termine et je sors dans le couloir. Là, m'attendent ma voisine de table et une autre bonne copine, arborant de larges sourires et une lueur maligne dans le regard. C'est l'heure de l'addition! Je vais payer pour toutes les vannes foireuses que je leur ai lancées depuis 2 ans!

 

Elles se jettent comme des furies sur mon froc. Des lambeaux entiers sont subitement arrachés. Il me faut tenir le haut pour qu'elles ne me le baisse pas carrément! Le survêt se réduit comme peau de chagrin, je prends la fuite et rentre dans les toilettes pour hommes. Les deux fauves m'y poursuivent, je m'enferme dans une cabine. Elles tiennent absolument à voir mon slip bleu électrique du plus mauvais goût. J'ai de longues traces de griffures sur les cuisses... ma copine ne va jamais y croire!!!!

 

Dehors les deux vautours patientent me signalant que le prochain cours va bientôt commencer. Il me faudrait une arme pour repousser ces deux harpies. Tiens, le balai à récurer les chiottes est sous mon nez, juste là... Allez, à la guerre comme à la guerre, je le trempe dans la cuvette et tire la chasse. J'ouvre la porte en projetant de grandes giclées de flotte. Désormais la poursuite dans les couloirs de la fac se fait dans l'autre sens. Après quelques rasades bien visées, le camp adverse signe enfin l'armistice ! Ouf! Je peux rentrer chez moi...

 

 

*Loïck

 

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Carole Nipette 20/10/2012 11:39


Quelle imagination :)

Sandra 20/10/2012 19:58



Ou pas... mais un talent de narrateur c'est certain ;-))